15463631-20756865La ministre des Outre-Mer a présenté sa vision devant les parlementaires ultramarins, ce jeudi soir à Paris. Les Assises des Outre-Mer doivent être l’occasion de définir « une vision de territoires d’avenir portés vers l’innovation et l’excellence ».

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« Le ministère des Outre-Mer est votre maison ». Enthousiaste, souriante, Annick Girardin s’est attachée à mettre à l’aise les élus ultramarins, à l’occasion de leur première réception collective, rue Oudinot. L’élue de Saint-Pierre-et-Miquelon a rappelé qu’elle est une « »ultramarine », comme eux. A ce titre, elle se veut « le porte-voix des territoires éloignés » et souhaite que ce terme ne « soit plus synonyme d’oubliés ».

Annick Girardin a depuis longtemps marqué son intérêt pour la politique maritime de la France et la place centrale que doivent y prendre les territoires ultramarins. « La France doit se penser grâce aux Outre-Mer », rappelle-t-elle. Elle répète qu’elle veut insuffler « le réflexe outre-mer » dans la mise en place des politiques publiques. C’est pour elle « un défi à relever ensemble ». Elle entend « travailler main dans la main » avec les élus ultramarins. Et d’ajouter : « Pas besoin d’être d’accord sur tout pour être d’accord sur l’essentiel ».

Si les territoires ultramarins sont tous marqués par un très fort taux de chômage, sous sa direction, le ministère des Outre-Mer devra « porter une vision de territoires d’avenir portés vers l’innovation et l’excellence ». Cet objectif passera par la mise en place des Assises des Outre-Mer, promesse de campagne du président de la République Emmanuel Macron. De septembre à janvier, ce sera la période d’un premier état des lieux, avec des réunions dans chaque territoire. Puis, ce sera l’heure de la rédaction d’un Livre Bleu. Puis la concrétisation des mesures décidées devra se faire lors du projet de loi de Finances 2019, en octobre de l’année prochaine. Un rapporteur général doit être nommé, suivi d’un comité stratégique composé d’une quinzaine de personnes qualifiées. C’est un dispositif qui ressemble fort aux Etats Généraux qui avaient mis en place sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et qui avait « abouti à très peu d’actions », reconnaît la ministre. Mais dans un contexte d’austérité budgétaire, où tous les ministères devront chercher des économies, Annick Girardin sait bien que « ces Assises doivent bénéficier de moyens à la hauteur de ses ambitions ». Pour l’heure, la question reste en suspens. « J’attends cette confirmation », précise-t-elle.

Et c’est le Premier ministre qui a la réponse à ce problème budgétaire. Cette première rencontre entre la ministre des Outre-mer et les parlementaires ultramarins devait d’ailleurs se conclure jeudi soir par l’arrivée « surprise » d’Edouard Philippe. Mais il n’est jamais venu, retenu par une réunion à Matignon.

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