15459287-20755058Afin de sauver des espèces de plantes menacées d’extinction et d’assurer la sécurité alimentaire du Pacifique, un partenariat existe entre la Polynésie française et la Communauté du Pacifique (CPS). Différentes variétés de plantes sont conservées par le ministère des ressources primaires pour assurer leur pérennité.

Bananes, taro ou encore uru. La Polynésie possède un véritable grenier d’espères végétales. Abritées par le ministère des ressources primaires, ces espèces entrent dans la cadre du programme de conservation des ressources phytogénétiques pour renforcer la sécurité alimentaire au niveau régional. La Polynésie française est un membre actif du Pagren, le réseau de ressources génétiques des plantes du Pacifique, depuis sa création en 2001. « Certaines espèces de plantes de Polynésie ont été perdues à cause du changement climatique, décrit Logotonu Waganibete, coordinateur du (CePaCT) Centre for Pacific Crops and Trees de la Communauté du Pacifique, situé à Narere, à Fidji. Cette banque de plantes permet d’assurer leur survie ».

Le partenariat entre le Pays et la CPS existe depuis plusieurs années. En début de semaine, le ministre des Ressources primaires, Tearii Alpha s’est rendu sur place. Là-bas, le ministre polynésien a émis le souhait de renforcer les liens entre le Pays et la CPS en matière d’agriculture. « Tous ces partenariats, et notamment celui avec la Polynésie française, sont précieux, a ajouté le coordinateur. De nouveaux programmes de recherches sur les espèces en voie d’extinction dans le Pacifique devraient être lancés prochainement en Nouvelle-Calédonie et ailleurs dans le Pacifique. Tout cela pourra aussi être bénéfique à la Polynésie ».

D’après la CPS, certaines variétés de bananiers ont déjà été perdues au fenua à cause du réchauffement climatique. Les efforts des scientifiques se tournent à l’heure actuelle vers le fruit de l’arbre à pain. « Vous avez de nombreuses variétés de uru. Certaines pourraient être amenées à disparaître si l’on ne fait rien ». Cette collection de plantes joue un rôle essentiel pour la sauvegarde de certaines espèces mais aussi pour la sécurité alimentaire du Pacifique.

A travers son centre, la CPS met à disposition de la Polynésie françaises diverses ressources pour alimenter ses stocks de plantes. Ces importations ne peuvent se faire qu’à titre dérogatoire. Les espèces vivrières sont renouvelées annuellement selon les besoins.

 

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