Changement climatiqueL’équivalent Fonds vert, qui doit aider les collectivités françaises du Pacifique à s’adapter au changement climatique, est en fonction depuis mai. La semaine dernière, le Pays a obtenu un premier financement pour 17 projets.

 

Longtemps attendu, l’ « équivalent Fonds vert » est désormais une réalité depuis le mois de mai. Fortement soutenu par les parlementaires polynésiens et calédoniens, il avait été créé par le Parlement en fin d’année dernière dans le budget du ministère des Outre-Mer. Sa création répondait à une injustice. Les Pays en voie de développement, dont certains sont particulièrement exposés au changement climatique, ont accès au Fonds vert des Nations Unies pour les aider à assurer leur transition énergétique. Mais les collectivités autonomes françaises, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie, en sont exclues. « Ces territoires n’ont juridiquement pas accès à cet outil international. Mais les priorités sont les mêmes », constatait ce jeudi Rémi Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (AFD), lors de la présentation des résultats 2016 de l’institution financière publique. D’où la création de ce Fonds doté de 13,5 millions d’Euros et qui doit permettre de débloquer en faveur des collectivités concernées un total de 100 millions d’Euros de prêts, pour lutter contre les effets du réchauffement climatique.

Le comité Outre-Mer de l’AFD s’est donc réuni le 12 juillet dernier et a validé deux « prêts verts » : l’un pour la province Nord de la Nouvelle-Calédonie et un autre de 835 millions de francs (7 millions d’Euros) pour la Polynésie française. Il s’agit au total de la réalisation de 17 projets suite aux inondations de décembre dernier afin de mieux « prendre en compte l’augmentation et l’aggravation des phénomènes climatiques », détaille Thierry Gonzalez, directeur adjoint Outre-mer de l’AFD : travaux d’enrochement sur rivières, ouvrages de défense contre la montée des eaux, redimensionnement et renforcement de ponts endommagés…

Deux autres dossiers polynésiens sont également à l’étude : un projet d’école et de mairie bioclimatique à Moorea, ainsi qu’une demande de la société d’économie mixte TEP ( Transport d’Énergie électrique en Polynésie) pour un prêt de 1,4 milliard de francs (12 millions d’Euros) dans le cadre du chantier de renforcement et de sécurisation du réseau de transport de l’électricité sur l’île de Tahiti, qui « favorisera la capacité d’intégration d’énergies nouvelles intermittentes ».

En 2016, l’AFD a investi 1,6 milliard d’Euros dans des projets de développement dans les Outre-Mer, contre un milliard en 2008.

L’année dernière, l’AFD a aidé à financer des travaux d’adduction en eau potable à Punaauia, la rénovation de canalisations à Arue et la construction du pôle de santé mentale au CHPF.

Dans le détail, l’AFD a investi 79 millions d’Euros en Polynésie française en 2016, loin derrière les 286 millions d’Euros octroyés à la Nouvelle-Calédonie, les 108 millions d’Euros pour la Guyane ou les 421 millions d’Euros investis en Martinique.

L’AFD finance des projets de développement dans les Outre-Mer, pour 17% de ses activités, et dans les pays en développement.
La ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, souhaite que l’AFD « décloisonne » ses deux secteurs d’intervention et s’inscrive dans une « stratégie régionale par bassin maritime ».
Intervention Annick Girardin Preėsentation reėsultats 2016 de l’AFD au MOM .pdf  (450.27 Ko)
AFD_Communiqueė de presse reėsultatsOutre-mer 2016 pdf.pdf  (385.07 Ko)

 

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