Comment devenir acteur de la transition énergétiqueLa septième édition de la Fête de l’énergie s’est déroulée samedi dernier à la Maison de la culture de Papeete. L’objectif : sensibiliser les visiteurs sur leur consommation d’énergie et leur donner des clés pour les aider à la réduire. Mais l’événement n’a pas attiré beaucoup de monde.
Pour la septième édition de la Fête de l’énergie, l’espace info énergie (EIE), en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le service des énergies de la Polynésie française, a organisé, samedi dernier, au sein du petit théâtre de la Maison de la culture, une journée de sensibilisation et de mobilisation pour parler d’économie d’énergie et présenter au grand public les initiatives prises sur les plans local et international.

Cet événement, qui était articulé autour de quatre modules, avec un spectacle des marionnettes Tao et Tiaporo sur le thème de l’énergie, des animations pour les enfants sur le même thème, des conférences mettant en scène les démarches innovantes au fenua et la projection d’un film documentaire Power to change, la rébellion énergétique, n’a cependant pas attiré beaucoup de monde. En effet, à peine une vingtaine de personnes s’étaient déplacées pour suivre les conférences sur des thèmes pourtant riches et variés.

Jean-Luc Depierre a évoqué la réduction de l’impact environnemental du bâtiment en démontrant que le bois est un matériau bien plus vertueux que le ciment et les parpaings.

Valorisation des huiles de vidange usagées

Patrick Selles s’est intéressé à la valorisation des huiles de vidange usagées qui sont normalement envoyées en Nouvelle-Zélande ou en Australie pour qu’elles soient traitées. Or, là, il a montré qu’elles pouvaient être traitées localement et réutilisées pour du gasoil, pour assurer des besoins de chaleur dans une chaudière, pour faire de l’eau chaude ou pour faire chauffer du bitume.

Il a également été question des transports maritimes autonomes présentés par Eliane Koller, qui a expliqué que les doubles pirogues à voile ou les embarcations équipées en photovoltaïque ou avec des moteurs pouvaient fonctionner avec de l’huile de coco, donc indépendamment des énergies fossiles, pour assurer le fret interîles. Il était aussi question du décalaminage d’hydrogène qui sert à nettoyer le moteur à explosion pour ceux qui ont des voitures assez vieilles. Cela permet de décrasser les véhicules et réduire la consommation de carburant.

Enfin, Xavier Talarmain s’est intéressé au bioclimatisme, en particulier pour ceux qui construisent leur maison sans passer par un architecte.

“Le bioclimatisme permet de rappeler les bons principes de construction sous les tropiques en prenant en compte les régimes de vent, la course du soleil et les matériaux à utiliser pour avoir un fare confortable et peu énergivore”,précise Benjamin Brillouet, conseiller à l’espace info énergie.

En parallèle de ces conférences, quelques enfants ont pu découvrir en s’amusant comment produire de l’énergie grâce au soleil.

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