Une coopération renforcée avec Wallis-et-Futuna

31201197-29506095Une convention de coopération a été signée mercredi soir entre la Polynésie française et Wallis et Futuna. Elle concernera avant tout une collaboration dans le domaine des ressources primaires, du tourisme et des transports. Il reste maintenant à déterminer comment cette coopération va se mettre en place en pratique.

Mercredi soir à la Présidence, une grande cérémonie était organisée pour la signature d’une convention-cadre entre la Polynésie et Wallis et Futuna. Le Pays avait mis les petits plats dans les grands avec réception au son des tambours, cocktails, groupes de danse et des invités prestigieux de l’Europe, de Nouvelle Calédonie et de divers territoires d’Outre-mer, justement à Tahiti à l’occasion du Forum PTOM-UE. De quoi « tisser des liens encore plus forts entre Wallis et Futuna et la Polynésie et raffermir notre amitié » a assuré Édouard Fritch.

La convention a été signée par le président de la Polynésie française, Édouard Fritch, le président de l’Assemblée territoriale de Wallis et Futuna, David Vergé, et le secrétaire général des îles Wallis et
Futuna, Christophe Lotigié. Cette collectivité au statut particulier est encore dirigée par des rois coutumiers, le pouvoir exécutif étant assuré directement par un représentant de l’État… Une situation que n’a pas manqué de critiquer Édouard Fritch, notant que les différences de statuts entre nos deux territoires compliquent beaucoup la coopération. Le représentant de l’État à Wallis et Futuna nous a pourtant expliqué que « cette évolution statutaire est souhaitée, et elle est souhaitable, mais elle devra émaner des Wallisiens et des Futuniens eux-mêmes. L’État n’a pas vocation à imposer d’évolution statutaire. » C’est effectivement la population du territoire elle-même qui hésite à sortir de ce statut hérité directement du système colonial…

TOUT RESTE À DÉVELOPPER

Peut-être à cause de ces freins, la coopération entre nos deux territoires est pour l’instant très limitée. Quelques pêcheurs wallisiens avaient été formés en Polynésie il y a quelques années, et ce programme devrait reprendre. Pour le reste, tout reste à faire.

Dans leurs discours, les officiels ont évoqué de nombreuses pistes. Des échanges culturels, mais aussi un transfert d’expertise et de technologies de Tahiti vers Wallis dans tout ce qui concerne l’agriculture, le tourisme, le développement durable, l’eau potable, les évasans, les étudiants… Les équipes techniques vont maintenant se mettre au travail pour

Mais ce que Wallis et Futuna attendent vraiment, c’est que la Polynésie utilise tout son poids politique dans la région afin que la petite collectivité soit incluse dans la nouvelle « Route du Corail », un itinéraire aérien en préparation entre les Cook, les Tonga, Samoa, les Fidji, la Polynésie et d’autres pays du Pacifique. Une préoccupation à laquelle le président du pays, Édouard Fritch, a donné un accueil favorable, même s’il reconnait qu’il faudra étudier la question en profondeur : « le transport aérien est un vaste sujet. Sur le plan du pacifique nous travaillons actuellement sur une desserte régionale qui existait il y a 50 ans. L’idée est de reprendre ces dessertes et d’arriver jusqu’à Wallis et Futuna, c’est tellement loin, et tellement proche à la fois. »

Le président Fritch a également exprimé le souhait qu’une convention de partenariat soit également signée entre la Polynésie et la Nouvelle Calédonie, une demande qui a été entendue par le président du gouvernement calédonien…

 

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