RESSOURCES NATURELLES MARINES

POLYNESIE - ILLUSTRATION 2012

RESSOURCES NATURELLES TERRESTRES
En Polynésie française, il est possible de distinguer plusieurs milieux marins qui sont: le large, les monts sous-marins et les récifs coralliens:


Le Large
– Avec une superficie de plus de 5 millions de km², la Zone Economique Exclusive (ZEE) polynésienne est la deuxième du Pacifique Sud. Les eaux de la ZEE sont sous l’influence de deux « systèmes » océanographiques majeurs aux caractéristiques très différentes: le grand gyre du Pacifique Sud et l’upwelling équatorial.

Les monts sous marins – Il existe plusieurs monts sous-marins dans la ZEE de Polynésie française et certains d’entre eux ont été explorés: monts sous-marins Rigault de Genouilly (archipel de la Société), du Lotus (archipel des Australes), le mont Raivavae, le Banc Président Thiers (archipel des Australes) ainsi que 4 hauts fonds situés à l’ouest des Tuamotu et à l’ouest des Îles Sous-le-Vent.

Les récifs coralliens constituent un écosystème côtier intertropical d’une extrême richesse spécifique, à l’égal des forêts tropicales humides, et sont d’une grande productivité. Il s’agit du seul écosystème dont les organismes vivants, les coraux, élaborent leur propre squelette, à partir duquel va se développer une communauté très riche en espèces. Les archipels et atolls polynésiens sont parmi les plus belles édifications récifales du Pacifique. L’archipel des Tuamotu, avec quelques 80 atolls, compte près de 20% des atolls du monde. Les archipels des Tuamotu et de la Société présentent un intérêt « historique »: premiers sujets d’étude de Darwin sur la géomorphologie des récifs coralliens et l’évolution.

Les archipels sont très différents: îles hautes à différents stades et atolls dans l’archipel de la Société, atolls dans l’archipel des Tuamotu, récifs et atolls des Gambier ou des Australes. Seules les Marquises n’ont pas de récifs coralliens vraiment développés et le milieu récifal y est très particulier. Ces îles hautes ont une origine volcanique, chacune constituée par un ou plusieurs anciens volcans et une caldeira en partie effondrée.

Capture d’écran 2017-03-08 à 09.58.09.pngLa perliculture, fer de lance de la Polynésie

La perliculture est actuellement la principale filière de valorisation des ressources naturelles marines en Polynésie française, et en a fait sa renommée mondiale. Produit haut de gamme par excellence, la perle de culture de Tahiti est la 1ère marchandise exportée par la Polynésie, avec un Chiffre d’Affaires estimé du secteur en 2007 de l’ordre de 92 millions d’euros(1).

Essentiellement développée dans l’archipel des Tuamotu, cette activité joue un important rôle social, permettant le maintien des populations sur des îles éloignées. Ainsi, 80% des fermes perlières sont des exploitations essentiellement familiales.

Le volume des perles exportées a doublé en 4 ans, jusqu’en 2000, avant de subir une première crise en 2001, puis une deuxième en 2008. Le prix de vente moyen des perles au gramme est passé de 34 € en 1994 à 8 € en 2008 (cf. figure 3).

Ces crises ont pour conséquence la disparition de nombreuses fermes perlières, les producteurs étant peu organisés face à des grossistes peu nombreux et mieux structurés. En 2008, on dénombrait 826 détenteurs de cartes professionnelles (producteur de nacres et producteur de perles), et 41 négociants en perles(2).

*(1) Sources : Analyse méso-économique et financière – filière perliculture – DME – avril 2009 et ISPF
*(2) Source : Analyse méso-économique et financière – filière perliculture – DME – avril 2009
 

peche-haute-mer-dubai-activite-2 DSC_8518 Paraha Peue
De la pêche traditionnelle à une filière de pointe

La pêche a de tous temps fait partie de la tradition polynésienne. Encore artisanale, elle s’est fortement modernisée en développant de nouvelles techniques de pêche palangrière dans la fin des années 1980. Grâce à une politique fiscale incitative, les capacités de production ont été multipliées par 15 en 15 ans.

La pêche hauturière et côtière, après avoir plus que doublé entre 1996 et 2001, a accusé un fort recul, en dépit d’une intensification de l’effort de pêche comprenant, outre l’augmentation de la flottille, celle du nombre d’hameçons posés et du nombre de campagnes effectuées. Depuis 2004, la production annuelle s’est stabilisée, aux alentours de 5000 tonnes. Les pêcheurs ont été contraints de s’adapter à la situation en prospectant de nouvelles zones de pêche.

Le développement de la filière s’est accompagné de la création d’industries de transformation du poisson, dont les priorités sont dorénavant d’améliorer la rentabilité de leurs activités, notamment par le développement de projets innovants en matière de valorisation des co-produits de la pêche.

La pêche lagonaire, malgré sa faible valeur ajoutée, joue un rôle majeur sur le plan économique et surtout social. La production semble rester stable, au moins au niveau quantitatif, soit autour de 4000 tonnes par an (auxquelles s’ajoutent environ 2000 tonnes d’autoconsommation).

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L’aquaculture, des filières en devenir

L’aquaculture en Polynésie regroupe 4 filières: les crevettes, les poissons, ainsi que 2 filières récentes: l’aquaculture récifale ainsi que les bénitiers.

Ces filières ont pu être développées sur le Territoire grâce à une collaboration étroite entre le Service de la pêche (SPE) et les organismes de recherche, notamment l’Ifremer, ainsi que le Criobe pour l’aquaculture récifale. Les travaux de développement des filières aquacoles ont débuté dans les années 80, et ont donné lieu à la création de fermes aquacoles. Celles-ci ont néanmoins des difficultés à développer ou maintenir leur activité sans une organisation et un plan de développement adaptés au contexte. C’est pourquoi la filière fait l’objet de nouvelles mesures, notamment de soutien, par le Pays.

Voir aussi le projet POLYPERLNETNACRES et POLYFLOC, financé par le contrat de Projets Etat-Polynésie.
 POLYPERL     NETNACRES    POLYFLOC

Picto DIREN - n°04 - patrimoine naturel
Le patrimoine naturel
Picto DIREN - n°03 - milieu marin
Le milieu marin
Picto DIREN - n°13 - peche
La pêche, la périculture et l’aquaculture